Mission survivor 2

7/08/2006
Jour 1
A 9 h 15 l’équipe au complet se dirige vers Vallon Pont d’Arc. La bonne humeur reigne. Arrivée à destination, nous prenons la direction des gorges de l’ardèche. Au rond point qui indique la direction de Salavas, nous repérons le bureau de réservations des aires de bivouacs. Nous y retirons nos tickets de réservation pour les nuitées du 7 et 9 août. A 11 h nous sommes au magasin « Aventure Canoës – place du marché pour signer notre contrat de location et effectuer le réglement pour deux canoës. Puis, nous nous dirigeons sur le lieu d’embarquement.
Là nous nous délestons de notre véhicule. Nous rangeons dans les bidons le nécessaire au couchage et repas, enfilons nos gilets de sauvetage, choisissons une double pagaie et embarquons. il est 11 h 45.
A 11h 50 un coup de vent maliceux surprend Franouch qui en perd son bob. A peine partis de 5 minutes qu’une première affaire de disparition nous surprend.

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François descend du canoé et arpente le lit de la rivière sans comprendre comment « bob » le « bob » de toutes ses expéditions (Népal, Inde, Croatie, Egypte..) a pu se volatiser aussi rapidement.
A 12 h 45 « après le rapide charlemagne » ou un tas de vautours humains, postés sur les roches alentours attendent le plongeons des canoïstes, nous atteignons le célébre pont d’arc, classé grand site de France. jour 1 - 2.jpgC’est une arche naturelle de plus de 30 m de haut, 66 m d’ouverture ou la roche calcaire a été creusée par la rivière ardèche. L’ardèche prend sa source dans la forêt de Mazan sur la commune d’Astet, près du col de la Chavade. Son parcours fait 120 km de sa source jusqu’au Rhône. Elle est très basse l’été. Son niveau est monté à la cote record de 21,4 m dans les gorges. A un kilomètre de l’arche, à Châmes, se termine la mini-descente. Des centaines de canoïstes s’arrêtent à cet endroit.
Après notre premier repas pris à l’écart des nombreux touristes, nous rentrons dans le parc naturel. Les falaises servent de refuge a des espèces protégés : aigles de Bonelli, colonies de martinets, couleuves vipérines. Nous remarquons de nombreuses grottes et cavernes.

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Le cours d’eau est relativement calme mais parsemé de quelques rapides. Après le rapide Révaou, celui des trois eaux, de la souche, des champs, de la dent noire, de l’hirondelle, de l’ Esclapayre, nous arrivons au Bivouac de Gaud. Là, nous montons nos canoés sur la berge, prenons bidons, pagaies, gilets et montons au bivouac.
Arrivés les premiers nous choisissons la tente marabout la plus éloignée. Nous falsifions nos noms et nous installons notre couchage pour la nuit. Il est 15 h, l’heure du thé et des petits gateaux a sonnée

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Durant le temps libre de mes compagnons (c’est à dire durant la sieste), thumb_195_9587_r1.jpg je réfléchis à notre mission : comment bob a t-il pu disparaitre aussi rapidement ? qui sont, ou, où sont ces coquilles multicolores ? comment le canoë de Franouch et Guigui a t-il pu se renverser alors qu’ils étaient en dehors des rapides sur une eau miroir ?… mais déjà l’heure de l’apéro me rappelle à la réalité. Ce soir le Rhum blanc et le jus d’orange accompagneront le Chilly – tabasco thumb_195_9592_2.jpgA 21 h 15, nous allons nous coucher. Demain la journée risque d’être plus jalonnée de dangers. Dans la nuit la famille Barberis nous rejoint. Elle est composée de 4 hommes et d’une femme, nous craignons de subir différentes railleries sur la nuit du 9 juillet ou de vivre une certaine nuit tirée des bronzés font du ski. Mais non, la nuit sera calme…

8/07/2006
Jour 2
Le réveil se fait en douceur vers 6 h pour Dany Hella qui en profite pour faire un état des lieux précis du camp.
En bas les tentes marabout avec un espace barbecue, des tables en bois pour les repas.
En haut les sanitaires, de l’eau potable, un poste de secours, deux clairières pour planter des tentes ou dormir à la belle étoile, un deuxième espace barbecue, des tables en bois. Je me lève vers 7 h, nos deux autres compagnons vers 8 h. J’en profite pour faire le point sur notre itinéraire du jour : Gaud, Gournier, La cathédrale, le camp de nudistes aux templiers, Sauze

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Nous prenons un petit déjeuner frugal, et à 9 h nous sommes de nouveau sur les rives de l’ardèche prêts à partir.

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Durant près d’une heure nous serons les seuls naviguants. Nous nous laissons emporter par le courant et profitons du calme des gorges.

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Nous passons sans problème le rapide de la canelle et celui de Figuéras. Au rapide du platane, le canoé de Franouch et guigui se retrouve coincé sur un rocher

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Nous vivons de longues minutes interminables ne sachant s’ils doivent rester échouer attendant une montée des eaux, si l’un des deux doit descendre pour pousser l’autre aux risques d’être emporté par le tumulte des eaux. Ils sont là souriants, impassibles dans l’adversité. Soudain dans un rythme commun ils se balancent d’arrière en avant et dégagent ainsi en un temps trois mouvements leur canoé de ce monstrueux perchoir.
Nous négocions avec une certaine classe le rapide du rossignol, du gué de Guitard et arrivons au Bivouac de Gournier. Des dizaines de canoïstes sont sur le départ et nous empêchent de passer. Nous devons nous frayer un passage qui nous emmène droit sur le rapide de la Toupine. Avec Danielle nous le passons sans encombre. Nous stationnons notre canoé perpendiculairement au cours de la rivière pour attendre nos deux acolytes. L’erreur, le courant et le vent arrière, retournent notre canoë comme une crêpe. Abasourdies flottantes près de notre canoé, nous nous regardons. Vite nous attrapons les sacs contenant notre matériel de photos. Nous nageons vers le bord et apercevons Franouch qui plonge pour venir à notre secours. En effet le canoé est trop lourd et nous avons beaucoup de peine à le remettre à l’endroit.jour 2 - 6.jpgD’autres canoïstes sont arrêtés pour nous porter assistance si besoin. Au bout de 5 minutes, nous sommes de nouveau sur le canoê et nous nous dirigeons vers une plage déserte pour vérifier notre matériel et faire le point sur les pertes. Une chemise, une casquette et une gourde ont disparus de notre embarcation. Triste découverte …thumb_196_9610_r1.jpgDésormais nous gettons le rocher de la cathédrale qui nous signifira qu’il nous reste environ 2 h 1/2 de navigation. Le voilà, il est majestueux. Une fringale surprend Guigui. Nous accostons sur une plage de galets et de sable et là il déguste une crème mont blanc au chocolat. Nous nous baignons face à la cathédrale puis lézardons au soleil. Nous sommes sereins, calmes. Je pense cependant à notre mission pour le moment nous n’avons aucune réponse à donner à M. Fails.

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Il est temps de repartir, nous avons encore du chemin à parcourir. Nous approchons du rapide de la pastière et du camp de naturistes

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Des nudistes se tiennent autour du rapide et attendent également le retournement des bateaux. Juste avant le rocher situé au milieu du rapide, Gui Gui perd sa casquette. Il la suit des yeux pour résoudre le mystère des disparitions. Il en oublie sa survie et celle de son équipier. Il ne maintient plus le bateau à flot. Franouch l’arrangue car il voit le canoé filer droit sur le rocher et sur un nudiste qui s’était installé en son centre. Ne pouvant tuer cet homme, franouch fait chaviré le bateau. Avec Dany Hella, nous arrivons juste à ce moment là. Je crie « Gui gui tes chaussures ». Un nudiste sur le bord de la rive gauche me désigne un point au loin. Avec Danielle nous pagayons à tout rompre et récupérons une chaussure. Guigui et franouch sont remontés sur leur embarcation et pagaient également de toutes leurs forces. Ils récupèrent ainsi la casquette de gui gui et l’autre chaussure. D’un commun accord, après le rapide de la Madeleine, nous nous arrêtons de nouveau pour manger, nager et nous reposer.

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J’en proffite pour réprimander Gui Gui : une casquette ne vaut pas la vie d’un homme, même nu. Nous craignions qu’il se soit laisser distraire par ces individus qui semblent provoquer un grand nombre de naufrages. Les rapides suivants le Resquilladou, le noyer, de la fève, de la caville seront plus calmes. Le vent s’est levé. Certains canoïstes font du sur-place. Le paysage est grandiose. La seule difficulté dans cette fin de parcours réside dans le fait qu’il faut éviter, lors du passage de deux rapides, des hommes et femmes casqués, vêtus de combinaison noire qui se jettent dans les rapides et les descendent en se laisant emporter par le courant. Les 2 derniers kilomètres se font en ligne droite. Certains jours il faut lutter contre le vent. Aujourd’hui il est avec nous si bien qu’à 15 h nous arrivons à Sauze, notre point d’arrivée. (prendre sur la droite de la rive)

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Nous hissons les canoés sur l’embarcadaire et déposons pagaies, gilets, bidons. Avec Franouch nous partons à la recherche d’un campement pour la nuit. Nous trouvons le camping « les Gorges », coût 25 € l’emplacement pour deux personnes + 5 € 50 par personne supplémentaire + taxes = 38€20. Aux alentours on peut trouver d’autres campings moins chers mais celui ci possède une belle piscine, un bar – restaurant – une épicerie qui permettra de nous alimenter ce soir et de nous ravitailler en eau fraiche demain matin. Nous retournons sur les rives de l’ardèche rejoindre nos compagnons. François restera seul, attendre le loueur et les sacs, le reste de l’équipe retourne au camping pour déposer le contenu de nos bidons. Peu de temps après, franouch arrive charger des 4 sacs à dos :un sur le dos, un en ventral, le troisième sur l’épaule gauche et le dernier sur l’épaule droite. thumb_196_9632_r1.jpgNous installons nos tentes et partons à la visite de St Martin d’ardèche situé à un bon kilomètre du camping. Notre objectif principal : déguster une glace à l’Italienne. A cet instant c’est la seule mission que nous avons réussie. Le soir nous nous installons au milieu de nos tentes pour apéro porto et pizza. thumb_196_9627.jpgil est temps de faire le point. Soudain des hypothèses fusent de toute part. – les disparitions suivent l’ordre chronologique de l’alphabet. En effet le premier jour nous avons perdu Bob. le deuxième jour une casquette blanche en toile, une chemise et une Courde et avons récupérer de justesse des chaussures et une autre casquette. – plus l’objet est léger, plus il disparait vite (la chemise, le bob) – un objet de couleur claire peut être visible plus longtemps par transparence – un objet lourd disparait sans appel : la Gourde Courde. Une Gourde courde remplie à moitié peut flotter un certain temps, une gourde courde remplie à ras bord, coule à pic. – La disparition dépend aussi de la vitesse du courant, de la profondeur de l’eau, si nous sommes dans une zone calme ou de rapides – des objets ajourés, comme la casquette de Gui Gui ou des chaussures plastique et toile flottent suffisamment longtemps pour permettre leur repêchage. Nous venons donc de résoudre une partie de l’énigme. Il faut attacher les gourdes au canoë, porter les chapeaux avec un petit élastique, préférer les couleurs claires au couleurs foncées et perdre de préférences les objets en eau calme plutôt que dans les rapides. il est impératif aussi d’attacher sa paire de lunette car comme disait notre loueur, dans les gorges de l’Ardèche chaque poisson a sa paire de lunette. Il est 20 h 45, apaisés nous allons dormir.